Agile, Waterfall, Scrum... Un projet unique, une méthodologie adéquate...

Comment gérer ses projets ?


Aujourd’hui, on va se consacrer aux méthodologies de gestion de projet. Il est évident que le terme même “d'organisation” est relatif aux habiletés et penchants de chacun. Cependant, vous seriez étonné de savoir les différentes manières que les gens ont trouvées pour mieux manager leur projet.

Quelle méthode fonctionne le mieux ? Certaines ont eu le vent en poupe quelque temps puis d’autres, plus classiques, reviennent. On pourrait facilement s’y perdre.

En connaissant dans quelle méthodologie vous vous inscrivez le plus, vous pourrez facilement savoir les limites de celle-ci (oui, il y en a toujours) et découvrir des solutions dans d’autres.

Let’s go !

1- Adaptive Project Framework

L’APF est centré sur la compréhension et exploitation des expériences passées. Un projet géré en APF sera conçu à partir d’un RBS (Requirements Breakdown Structure ou encore Structure de Répartition des Exigences en français)

Le must : excellent quand on a un objectif précis, mais qu’on n’a pas la certitude de savoir comment le réaliser.

La limite : de par sa nature adaptative, il faut s’attendre à des retards du projet ou encore des dépassements budgétaires.


2- Benefits Realization

Cette méthodologie redéfinit la réussite d’un projet. On se base uniquement sur l’atteinte d’un bénéfice précis, et ce quel que soit les facteurs temps et budgets. 

Par exemple, si l’on veut un ROI qui arrive à 30 %, le projet ne sera terminé que lorsque ce chiffre aura été atteint et ce quelque soit le délai passé et les livraisons effectuées.

Le must : La garantie d’ajouter une réelle valeur ajoutée à l’entreprise et des signaux qui correspondent à la visibilité dont chaque partie prenante souhaiterait avoir.

La limite : Le manque de précision sur les bénéfices en question. Il est difficile d’établir un seuil de réussite sans définir en amont des critères de mesure de réussite.


3- Critical Chain Project Management

Cette méthode est axée sur le respect de livraison et de réalisation dans les délais que l’on a établi. 

Il arrive qu’un projet soit en retard, parce que des ressources n’étaient pas disponibles pour telle ou telle raison. Le CCPM permet d’éviter cela à l’aide d’un calendrier basé sur la “chaîne critique”des tâches où on a des ressources qu’on peut déployer au besoin.

Le must : Les tâches spécifiques peuvent être attribuées à une ressource dédiée au moment où on en a le plus besoin.

La limite : Cette méthode n’est pas adéquate pour un projet avec un court délai de réalisation. 


4- Critical Path Method

Le CPM est la méthodologie parfaite pour définir le chemin le plus court pour réaliser un projet. L’objectif consiste à définir les tâches indispensables et à estimer le temps d’exécution en fonction

Le must : À adopter pour les projets avec un délai de réalisation court. Là, on a une visibilité sur la durée de chaque tâche pour pouvoir comparer avec les ratios de réalisation au quotidien.

La limite : Une prévision souvent optimiste surtout par rapport à la disponibilité des ressources sur l’exécution des tâches prévues dans le planning.


5- Event Chain Methodology

L’idée consiste à évaluer en amont les risques externes qui peuvent impacter le budget, la livraison et la durée d’un projet. On utilisant la méthode de Monte-Carlo ou encore le diagramme de chaîne d’événement, le gestionnaire a une visibilité sur les impacts des événements externes sur son projet.

Le must : Un planning réaliste qui prend en compte les risques issus d’événements que l’on n’aurait pas prévu dans une prévision classique.

La limite : La tendance à rendre tous les risques potentiels.


6- Kanban

La méthodologie par excellence si votre leitmotiv est basé sur un flux de travail continu ainsi que des livraisons lentes.

Le quotidien consiste à repérer les problèmes de processus et surtout d’éviter que des tâches se retrouvent continuellement en “en cours”

Le must : L’aperçu en temps réel de l’avancement du projet et la possibilité d’optimiser le dispatch des ressources selon l’utilisation de leur temps dédié.

La limite : La méthode peut être inefficace s’il y a des variations de la demande des parties prenantes vu qu’il est dédié à une production progressive et régulière.


7- Lean

L’idée ici, c’est d’arriver à obtenir le plus de résultats avec le moins de main d’oeuvre, le moins d’argent possible et surtout dans un court laps de temps. 

Il faut toutefois, bien comprendre son processus de travail afin de définir les blocages et d’agir sur ces derniers pour mieux avancer.

Le must : La méthodologie idéale si vous souhaitez optimiser le budget et booster vos ressources pour un maximum de résultat.

La limite : Nécessite d’être réactive dans la prise de décision et d’éviter les attentes qui peuvent interrompre la méthode Lean.


8- Scrum

Ici, tout le processus de gestion est encadré par le Scrum Master dont le rôle consiste à supprimer les obstacles. La production se déroule sur des séries de sprint de deux semaines où les équipes doivent avoir des échanges constants.

Le must : Toute avancée peut être testée et des corrections appliquées rapidement.

La limite : L’absence d’une ressource peut impacter l’ensemble et il faut souvent s’attendre à une dérive des objectifs.


8- Waterfal

Là, on part vraiment dans le même principe qu’une cascade s’écoule de la montagne pour aller plus bas. Les équipes se basent sur un calendrier bien défini, en partant d’une tâche et en ne passant vers une autre quand celle-ci est terminée.

Le must : Une analyse plus approfondie sur le contrôle et l’établissement du calendrier. Une disposition qui ajoute de la rigueur au respect des délais et du budget.

La limite : Difficile de traiter avec les changements de projet. Il faut être proactif avant que les risques n’arrivent bloquer le processus.


8- PMBOK

Cette méthode détaille les bonnes pratiques et clarifie toutes étapes nécessaires à la gestion du projet à travers une documentation bien fournie.

Ce même document va pouvoir aider les équipes à mieux estimer les charges de travail, le budget à prendre en compte pour une production optimale.

Le must : Avoir un guide de connaissances établi par des experts du management et mis à jour régulièrement par ces derniers

La limite : Pas trop de limite à prendre en compte.



Voilà, il y a d’autres méthodologies pour ne citer que le Six sigma ou encore le Process-Based Project Management, bien que notre but n’est pas de toutes le citer. Ces méthodes sont jouables en marketing stratégique, développement web / mobiles ou autres... Le vrai challenge finalement, c’est de savoir choisir stratégiquement la méthode de gestion à appliquer selon les spécificités de son projet.